extrait d’un court métrage.

13.07.2010

J’ai écrit plusieurs scenarii qui racontent les mésaventures d’un tueur au XVII siècles , et qui se fait appeler  :  Marquis

Voici donc un extrait d’une de ces aventures…

Nous sommes dans un salon huppé, et là, par la magie du cinéma nous assistons à une fin de conversation entre deux hommes : le père, Un homme d’une soixantaine  d’année, très irrité, sec, cassant et le marquis…

Le père : N’est-ce pas !

Le marquis : En effet, je…

Le père : (Sec) Pardon.

Le marquis : J’approuvais vivement votre …

Le père : (Sec, agressif) Qu’avez-vous à approuver, (Montant le ton) qu’avez-vous à approuver !!?!!

Au prix que je vous paye, votre approbation m’est acquise d’office. Non mais ! Contentez vous d’opiner du chef et de faire ce que je vous demande !

Le marquis : (Calme, lâchant un pet). Pardonnez moi, mais je suis de nature anxieuse et dès que l’on me parle avec agressivité, mes fragilités stomacales se déclarent illico, cela m’a souvent joué de bien vilain tour…contrit, je suis (a second prout).

Le père : Sortez monsieur, sortez ! Et débarrassez-moi de cet individu.

Le marquis : Bien, oh ! Juste une petite précision.

Le père : Dépêchons !

Le marquis : Qu’entendez vous par « débarrassez-moi », voulez vous un « débarrassez-moi » définitif, absolu, irrémédiable ou bien « un débarrassez moi »  bon enfant, juste une petite misère, une pichenette histoire de décourager ce jeune fanfaron ?

Le père : (Entre ses dents, pour ne pas hurler) Ma fille monsieur, ma fille subit depuis des semaines les vociférations de ce bellâtre poudré. Chaque nuit, monsieur, chaque nuit, sous sa fenêtre, il vient lui braire ses insanités amoureuses. Et que je te chante et que je te chante (Il imite, criard et chante faux)

Ah ! Qu’il est doux, belle Silvie

Ah ! Qu’il est doux de s’enflammer

Il faut retrancher de la vie

Ce qu’on en passe sans aimer…C’est atroce ! Hein ?

Le marquis : (bas) J’opine du chef…..

Claude Gisbert